Industrie française : ces 3 secteurs risquent de disparaître avant fin 2026 (la liste)

2 762 entreprises industrielles ont déjà fait faillite en France cette année. Ce chiffre dépasse de 55% celui de 2022.
Derrière ces statistiques, trois secteurs entiers sont désormais au bord du précipice. Les prochains mois détermineront leur survie.
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Ce signal d’alarme que personne n’a vu venir en janvier
Milee, Brandt, Arc, Vencorex : ces noms s’ajoutent à une liste qui s’allonge chaque semaine.
Janvier a marqué un tournant brutal. Les défaillances touchent maintenant des sites jugés stratégiques il y a encore six mois.
Le record historique de faillites tous secteurs confondus cache une réalité plus sombre : l’industrie manufacturière subit les pertes les plus lourdes. Entre septembre 2023 et aujourd’hui, près de 130 000 emplois ont basculé dans l’incertitude.
Le secteur automobile au bord du gouffre : 47 sites concernés
Michelin ferme ses usines de Vannes et Cholet d’ici fin 2026. 1 254 postes disparaissent, alors que le groupe affiche des résultats financiers solides. La délocalisation l’emporte sur l’ancrage local.
Les équipementiers automobiles subissent une pression inédite. La transition électrique accélère les restructurations.
Les sous-traitants de rang 2 et 3 n’ont plus les moyens de suivre les nouvelles normes. Leurs carnets de commandes fondent depuis l’automne.
La chimie industrielle vacille également. L’usine Vencorex de Grenoble illustre cette double menace : 450 emplois directs menacés, une unique offre de reprise qui n’en sauverait que 25. Les coûts énergétiques et la concurrence asiatique ont eu raison de la rentabilité.
Aéronautique et énergie : la double menace qui se précise
Deux autres filières entrent en zone rouge : la papeterie-verre-céramique et le textile. Chacune compte entre 700 et 800 emplois menacés. Ces secteurs partagent les mêmes faiblesses structurelles.
- Coûts de production largement supérieurs à ceux des concurrents européens
- Investissements insuffisants dans la modernisation des outils depuis 2020
- Dépendance critique aux importations de matières premières
- Manque de visibilité sur les commandes au-delà de trois mois
Les carnets de commandes se vident à vitesse record. Les clients privilégient désormais des fournisseurs étrangers, plus compétitifs et réactifs. La chaîne de valeur se désintègre maillon par maillon.
Les 6 prochains mois décisifs pour ces 89 000 emplois
D’ici l’été, les négociations sociales vont trancher. Soit des repreneurs émergent avec des plans viables, soit les liquidations s’enchaînent.
Les bassins d’emploi de Grenoble, Vannes ou Cholet retiennent leur souffle.
Les syndicats réclament un plan de sauvetage national. Le gouvernement temporise, évoquant des mesures sectorielles sans calendrier précis. Pendant ce temps, les directions actionnent les procédures de licenciement.
Cette érosion industrielle n’est pas une fatalité. D’autres pays européens ont inversé la tendance en misant sur l’innovation et la formation. La France dispose encore de quelques mois pour éviter l’effondrement de ces trois piliers manufacturiers.



