Economie

Inflation alimentaire : ces 7 produits du quotidien qui flambent à nouveau

Ce mardi matin, dans un Intermarché de Rennes, Nadia Feriel, 42 ans, aide-soignante, repose le paquet de café qu’elle prenait chaque semaine depuis dix ans. « J’ai vu le prix, j’ai reculé d’un pas. Je pensais que c’était fini, cette histoire. » Les derniers relevés de l’Insee lui donnent tort.

Le choc des étiquettes : la facture repart dans les rayons

Les chiffres tombés en mai dernier ont douché les espoirs d’un retour à la normale. Les prix à la consommation ont grimpé de 2,4 % sur un an selon l’Insee, et l’alimentation s’inscrit dans la même dynamique avec une hausse modérée en apparence, trompeuse dans le détail.

Car derrière la moyenne, certains rayons flambent. Les boissons non alcoolisées ont bondi de 9,2 % en début d’année, d’après le même institut. Le sucre, la confiture, le miel, le chocolat et la confiserie suivent avec une progression marquée.

Sept familles de produits concentrent les tensions : café, cacao, jus de fruits, sodas, confiseries, huiles d’olive et poissons frais. « Nous voyons des clients renoncer à des marques qu’ils achetaient depuis vingt ans », observe Julien Marchetti, directeur d’un supermarché indépendant en périphérie de Lyon.

Matières premières, climat, négociations : le cocktail explosif

Ce qui n’avait pas filtré lors des dernières négociations commerciales, entre industriels et distributeurs, se lit désormais en caisse. Les cours mondiaux du cacao restent à des sommets, ceux du café arabica ont doublé en dix-huit mois, et les récoltes d’huile d’olive en Espagne peinent à revenir aux volumes d’avant sécheresse.

« On paye le climat de 2024 et 2025 avec deux saisons de retard », décrypte Hélène Vasseur, économiste spécialisée en agroalimentaire à l’université de Nantes. « Les industriels ont absorbé une partie du choc, puis ont fini par répercuter. »

S’y ajoute le phénomène de shrinkflation, qui masque discrètement les hausses en réduisant le contenu des paquets sans toucher au prix affiché. Un mécanisme dénoncé par UFC-Que Choisir, qui pointait en juillet une inflation alimentaire à son plus haut niveau depuis vingt-quatre mois.

Les signaux qui annoncent la suite pour votre caddie

Dans les foyers, les arbitrages reprennent. Nadia, à Rennes, a remplacé son café en dosettes par du moulu premier prix. Sa collègue Fatima achète désormais le chocolat en gros conditionnement, une fois par mois, en drive.

Des micro-gestes qui traduisent un budget des ménages sous tension.

Les prochaines négociations commerciales entre la grande distribution et les industriels, qui s’ouvrent en fin d’année, cristallisent déjà les inquiétudes. « Il y aura des demandes de hausses à deux chiffres sur certaines catégories », confie un cadre d’une centrale d’achat, sous couvert d’anonymat.

Les distributeurs préparent leurs contre-offres. Les consommateurs, eux, préparent leurs listes.

Reste une question, celle que Nadia se posait en reposant son paquet de café : jusqu’où les Français accepteront-ils de payer avant de changer, cette fois pour de bon, leur manière de remplir le caddie ?

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Stéphane Lavorel

Hello, je m'appelle Stéphane et je suis un vrai Haut Savoyard ! Je m'intéresse à pas mal de sujets dans la vie car je suis très curieux. Dès que j'ai une idée ou une reflexion, j'en profite pour alimenter ce modeste blog qui a vocation à laisser mes écrits sur la toile. Ayant fait de longues études, j'ai toujours aimé rédiger donc c'est avec toute humilité que je vous propose de me suivre sur des sujets qui me passionnent. Parfois je fais collaborer des amis à la rédaction d'articles. Bonne lecture à tous.
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