Santé

Cette carence silencieuse touche 80% des Français… et vous l’ignorez peut-être

Ce mardi matin, dans son cabinet du 14e arrondissement de Paris, le Dr Antoine Vasseur tend une feuille de résultats à sa patiente. Le chiffre est sans appel : 14 ng/mL. « Vous êtes en déficit sévère depuis des mois, sans doute des années », lâche le généraliste. Camille Reynaud, 38 ans, graphiste, n’en revient pas.

Elle se croyait juste fatiguée par son rythme. Son cas n’a rien d’exceptionnel. Il est même devenu la norme.

80% des Français carencés : pourquoi personne n’en parle

Les chiffres donnent le vertige. Selon une étude relayée par la Fédération Hospitalière de France, 80% des adultes français affichent une concentration sanguine en vitamine D inférieure au seuil d’insuffisance.

Et dans l’enquête ENNS, près de la moitié présentaient un déficit modéré à sévère.

« Le problème, c’est que cette carence avance masquée », observe le Pr Hélène Marchetti, endocrinologue au CHU de Bordeaux. « Pas de fièvre, pas de douleur aiguë. Les gens consultent pour autre chose, et on découvre le déficit par hasard, sur un bilan sanguin. »

Le site Vidal le confirme : la vitamine D est souvent déficitaire sans symptôme évident, ce qui explique qu’une grande partie des carences passe inaperçue. À l’heure où les généralistes croulent sous les consultations, le dosage n’est pas systématique.

Et la facture sanitaire grimpe en silence.

Ces 5 signaux que votre corps vous envoie en silence

Camille, elle, avait fini par s’habituer. Une fatigue qui traîne dès le réveil. Des crampes dans les mollets la nuit.

Une sensation de jambes lourdes en montant les escaliers de son immeuble haussmannien. « Je mettais ça sur le compte du télétravail, du stress, de l’âge », confie-t-elle.

Les médecins épinglent pourtant cinq signaux récurrents : fatigue persistante, douleurs musculaires diffuses, crampes nocturnes, faiblesse osseuse et baisse d’humeur en hiver. Aucun n’est spécifique. Tous, additionnés, doivent alerter.

Certains profils sont particulièrement exposés : les personnes âgées, les femmes enceintes, les adolescents, les personnes à peau foncée, celles peu exposées au soleil et les personnes en surpoids.

Le télétravail généralisé a élargi ce cercle. Bureau, métro, canapé. Le soleil ne passe plus.

Pour mieux comprendre comment certaines erreurs santé courantes des Français aggravent ces déséquilibres, le constat est le même : l’invisible fait des ravages.

Soleil, alimentation : ce qui fonctionne vraiment

L’ANSES rappelle un fait souvent oublié : l’alimentation couvre rarement à elle seule les besoins en vitamine D. Poissons gras, jaune d’œuf, produits laitiers enrichis. Utile, mais insuffisant.

Le levier numéro un reste l’exposition solaire. Quinze à vingt minutes par jour, bras et visage découverts, entre avril et octobre.

« C’est gratuit, c’est efficace, et pourtant on l’oublie », déplore le Dr Karim Benhamou, médecin de ville à Lyon. « Mes patients me disent qu’ils n’ont pas le temps. Ils en trouvent pour le café. »

Pour les autres, la supplémentation se discute avec son médecin. Pas d’auto-prescription : à dose excessive, la vitamine D devient toxique.

Le dosage sanguin, lui, coûte quelques euros et se fait sur ordonnance.

Camille a commencé son traitement il y a trois mois. Elle dit redécouvrir l’envie de marcher après le dîner. Trois fois rien. Et pourtant.

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Stéphane Lavorel

Hello, je m'appelle Stéphane et je suis un vrai Haut Savoyard ! Je m'intéresse à pas mal de sujets dans la vie car je suis très curieux. Dès que j'ai une idée ou une reflexion, j'en profite pour alimenter ce modeste blog qui a vocation à laisser mes écrits sur la toile. Ayant fait de longues études, j'ai toujours aimé rédiger donc c'est avec toute humilité que je vous propose de me suivre sur des sujets qui me passionnent. Parfois je fais collaborer des amis à la rédaction d'articles. Bonne lecture à tous.
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