Attention : ce variant du Covid fait grimper les cas en France, les symptômes à repérer

Ce lundi matin, dans son cabinet du 11e arrondissement de Paris, le Dr Étienne Vasseur enchaîne les consultations. Quatre patients en une heure, tous avec la même plainte : un mal de gorge violent, une fatigue qui cloue au lit. « On se croirait revenus à l’automne 2022 », souffle le généraliste entre deux rendez-vous. Le Covid est de retour. Et un variant inquiète les autorités sanitaires.
Sa particularité ? Il avance masqué, derrière des symptômes qu’on prend souvent pour une banale angine.
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Les chiffres qui alertent : pourquoi ce variant change la donne
Santé publique France a enregistré 26 053 nouveaux cas entre le 8 et le 14 septembre 2025. Un signal que les épidémiologistes scrutent de près.
Sur la semaine du 22 au 28 septembre, les passages aux urgences pour suspicion de Covid ont bondi. Du jamais-vu depuis le printemps.
Le variant qui concentre l’attention s’appelle NB.1.8.1, identifié pour la première fois en France fin mars dans une douzaine de cas, surtout en Auvergne-Rhône-Alpes et en Nouvelle-Aquitaine. À l’échelle mondiale, l’OMS estime qu’il représentait une part croissante des séquences au 18 mai. Une progression fulgurante qui s’inscrit dans une recrudescence des infections respiratoires observée partout dans l’Hexagone.
Ce qui le rend différent des précédentes vagues
NB.1.8.1 appartient à la famille Omicron, mais les chercheurs lui prêtent une transmissibilité accrue et une capacité à contourner partiellement l’immunité acquise. « Ce qui nous surprend, c’est la vitesse à laquelle il s’installe chez des patients pourtant vaccinés récemment », observe une virologue d’un laboratoire lyonnais qui suit le séquençage.
Bonne nouvelle, à en croire les données disponibles : aucun sur-risque de formes graves n’a été documenté à ce stade, ni de hausse des admissions en réanimation.
Mauvaise nouvelle : les personnes âgées trinquent. Chez les 75 ans et plus, les passages aux urgences ont progressé sur une seule semaine.
Catherine Lemoine, 71 ans, ancienne libraire à Clermont-Ferrand, en a fait l’expérience début octobre. « J’ai cru à une rhinopharyngite. Trois jours plus tard, je ne tenais plus debout », raconte-t-elle. Son test : positif.
Les 5 symptômes qui doivent faire réagir
Le tableau clinique a glissé. Exit la perte de goût et d’odorat des premières vagues. Place à un mal de gorge décrit comme « brûlant » par les patients, accompagné d’une fatigue écrasante, d’une toux sèche, de douleurs musculaires diffuses et parfois d’une fièvre modérée. La congestion nasale complète souvent le portrait.
Le Dr Vasseur insiste sur un point : « Le mal de gorge intense, isolé ou presque, doit alerter. Beaucoup de patients arrivent en pensant à une angine bactérienne. »
Pour les profils fragiles – personnes âgées, immunodéprimées, malades chroniques – la vigilance s’impose dès les premiers signes. Un test antigénique tranche rapidement la question.
Les autorités rappellent que la vaccination reste l’arme la plus efficace contre les formes sévères, surtout pour les plus de 65 ans. Pour distinguer les symptômes respiratoires à surveiller, mieux vaut consulter sans tarder en cas d’essoufflement.
Reste une question qui flotte dans les salles d’attente : à l’heure où l’hiver approche, jusqu’où ira cette vague d’automne ?



