89 médicaments interdits en 2026 : celui que vous prenez après le sport est dedans

89 médicaments vendus en France viennent d’être classés dangereux par la revue Prescrire. Dans le lot : celui que vous rangez dans votre sac de sport pour soulager vos articulations après l’effort.
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Ces médicaments du quotidien que Prescrire classe en liste noire
La liste noire 2026 recense 108 médicaments jugés plus dangereux qu’utiles. Parmi eux, 89 sont encore vendus en pharmacie française.
Prescrire ajoute quatre nouveaux noms cette année : chondroïtine, géfapixant, andexanet alfa et fézolinétant.
Le Smecta, star des troubles digestifs après un repas copieux ou une baignade, figure toujours sur cette liste. Le Maxilase, ce spray pour la gorge que vous glissez dans votre trousse de toilette, aussi.
Mais le nouveau venu va surprendre : la chondroïtine, ce complément que des milliers de sportifs prennent pour protéger leurs articulations.
Spasfon, Smecta, chondroïtine : pourquoi vos loisirs sont concernés
Vendue sous le nom Chondrosulf ou en association, la chondroïtine atterrit dans la liste noire pour une raison simple : aucune efficacité démontrée sur les douleurs articulaires. Pendant ce temps, elle expose à des réactions allergiques et des troubles digestifs.
Le Smecta (diosmectite) reste pointé du doigt malgré son usage massif. Présence de plomb, arsenic et autres métaux lourds dans l’argile : les risques l’emportent sur les bénéfices pour une simple diarrhée passagère.
Le Maxilase, lui, provoque des réactions allergiques graves sans prouver son efficacité sur le mal de gorge.
- Après le sport : chondroïtine pour les articulations, anti-inflammatoires type Voltarène
- Après le jacuzzi ou la piscine : Smecta pour les troubles digestifs, sprays pour la gorge
- Pendant les vacances : antidouleurs, traitements de confort dans la trousse de secours
Les risques cachés : foie, cancer et troubles neurologiques
Le géfapixant (Lyfnua), premier médicament autorisé contre la toux chronique, expose à des pneumonies et troubles urinaires. Son efficacité ? Limitée.
L’andexanet alfa (Ondexxya), antidote aux anticoagulants, multiplie les risques de thrombose et d’infarctus.
D’autres noms connus restent sur la liste : le Tanakan (ginkgo), le Vastarel (trimétazidine) qui expose à des troubles neurologiques, ou encore l’Inexium (ésoméprazole) pris au long cours. Certains anti-inflammatoires comme le Voltarène augmentent les risques cardiovasculaires et digestifs.
La revue Prescrire rappelle que ces médicaments restent légalement autorisés. Les autorités sanitaires ne suivent pas systématiquement ses recommandations. Résultat : ils continuent d’être prescrits et remboursés.
Comment vérifier votre armoire à pharmacie dès maintenant
Première étape : téléchargez la liste complète sur le site de Prescrire. Comparez avec les boîtes stockées chez vous. Repérez les noms de principes actifs, pas seulement les marques commerciales.
Deuxième réflexe : ne jetez rien sans avis médical si vous suivez un traitement au long cours.
Pour les médicaments de confort (douleurs légères, digestion, gorge), discutez des alternatives naturelles ou des précautions d’usage avec votre pharmacien.
Troisième action : rapportez les médicaments non utilisés en pharmacie. Ne les gardez pas au cas où. Un médicament jugé dangereux ne devient pas utile avec le temps.
La liste noire n’est pas une interdiction légale. C’est un signal d’alerte basé sur l’analyse de milliers d’études. À vous de décider si le bénéfice espéré vaut le risque pris, surtout quand des solutions plus sûres existent.



