Informatique

Windows 10 : 894 millions de PC menacés… et le vôtre est peut-être concerné

894 millions de PC Windows 10 cessent d’être protégés le 14 octobre 2025. Votre ordinateur fait-il partie du lot ? La réponse dépend d’une puce de sécurité que la moitié des machines ne possède pas.

Pourquoi Microsoft abandonne-t-il des millions d’utilisateurs

Microsoft coupe les mises à jour de sécurité gratuites pour Windows 10 après une décennie de service. La raison officielle : pousser vers Windows 11 et ses fonctionnalités d’intelligence artificielle.

Le problème : 500 millions de PC ne peuvent pas migrer.

En août 2025, 45,53 % des ordinateurs Windows tournent encore sous Windows 10 (Statcounter). En France, ce chiffre grimpe à 54,11 %, en hausse de 1,25 point. Windows 11 recule même de 4,37 % au niveau mondial, signe que les utilisateurs résistent.

Cette résistance s’explique par une exigence technique : le TPM 2.0. Cette puce de sécurité équipe uniquement les PC récents.

Résultat : des millions de machines performantes deviennent obsolètes du jour au lendemain, sans autre raison qu’une incompatibilité matérielle.

Les failles de sécurité qui guettent votre PC sans mises à jour

Un système sans correctifs devient une cible facile. Les pirates exploitent les risques liés aux systèmes obsolètes pour infiltrer banques, mots de passe et données personnelles.

Chaque mois, Microsoft colmate des dizaines de brèches. Après octobre 2025, ces portes restent ouvertes. Les ransomwares ciblent déjà les anciennes versions de Windows. Windows 10 deviendra leur terrain de jeu privilégié.

  • Infection par malwares via des vulnérabilités connues et non corrigées
  • Vol de données bancaires et d’identité par des failles non patchées
  • Prise de contrôle à distance de votre ordinateur
  • Chiffrement de vos fichiers contre rançon

Les antivirus ne suffisent pas. Ils protègent contre les menaces connues, pas contre l’exploitation de failles système. Sans mises à jour, votre PC devient un maillon faible de tout réseau auquel il se connecte.

Comment savoir si votre ordinateur peut passer à Windows 11

Microsoft propose un outil de vérification gratuit : PC Health Check. Téléchargez-le, lancez-le, il rend son verdict en 30 secondes. Le blocage principal : la puce TPM 2.0.

Cette puce équipe les PC vendus après 2016, mais pas tous. Certains fabricants l’ont désactivée dans le BIOS pour des raisons de coût.

Vérifiez dans les paramètres : Sécurité Windows > Sécurité de l’appareil. Si Processeur de sécurité apparaît, vous l’avez.

Autres prérequis : processeur compatible (8e génération Intel minimum), 4 Go de RAM, 64 Go de stockage. Un PC de 2018 peut échouer au test TPM malgré une puissance suffisante. C’est le paradoxe de cette migration forcée.

Les alternatives pour ne pas rester vulnérable

Microsoft propose un support payant prolongé : 30 $ la première année, puis 61 $ et 122 $ les suivantes. Option coûteuse pour repousser l’échéance sans résoudre le problème.

Seconde option : acheter un PC compatible Windows 11. Les prix démarrent à 400 €, mais créent un gâchis électronique considérable. Des machines fonctionnelles finissent en déchets pour une simple puce manquante.

Troisième voie : basculer vers Linux. Ubuntu, Linux Mint ou Zorin OS ressemblent à Windows, tournent sur du vieux matériel et reçoivent des mises à jour gratuites pendant des années. L’apprentissage demande quelques heures, mais l’investissement reste nul.

Même Steam compte encore 31 % de joueurs sous Windows 10 fin 2025. Ces utilisateurs devront choisir : payer, racheter ou changer de système. La fenêtre de décision se ferme dans quelques semaines.

Votre PC continue de fonctionner après octobre 2025, mais chaque jour sans protection augmente les risques. La question n’est plus si vous serez ciblé, mais quand.

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Stéphane Lavorel

Hello, je m'appelle Stéphane et je suis un vrai Haut Savoyard ! Je m'intéresse à pas mal de sujets dans la vie car je suis très curieux. Dès que j'ai une idée ou une reflexion, j'en profite pour alimenter ce modeste blog qui a vocation à laisser mes écrits sur la toile. Ayant fait de longues études, j'ai toujours aimé rédiger donc c'est avec toute humilité que je vous propose de me suivre sur des sujets qui me passionnent. Parfois je fais collaborer des amis à la rédaction d'articles. Bonne lecture à tous.
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