Formation

CAPES de lettres 2026 : cette nouvelle épreuve que 73% des candidats ignorent encore

Ce mardi soir, dans sa cuisine de Rennes, Camille Brunet, 24 ans, étudiante en master MEEF, a refermé son classeur d’annales avec une drôle de sensation. Sa préparatrice venait de lui glisser, en fin de cours, que la composition française n’existait plus. Six mois de fiches. Un format qui n’existera plus en 2026.

Elle n’est pas la seule à découvrir le changement sur le tard.

La dissertation remplace la composition : ce qui change vraiment

Le ministère de l’Éducation nationale a discrètement remanié l’écrit d’admissibilité du CAPES de lettres modernes.

Exit la composition française, place à une dissertation de 5 heures calquée sur le modèle de l’agrégation, selon le décompte officiel publié sur Devenir Enseignant.

Le SNES, qui a épluché la réforme, déplore un format « plus exigeant sans accompagnement clair des candidats ». La différence n’est pas cosmétique : là où la composition partait d’un texte, la nouvelle épreuve s’appuie sur un programme indicatif renouvelé chaque année, mêlant œuvres littéraires et œuvres artistiques.

La session 2025-2026 retient le thème « Méchants et méchantes », avec Britannicus, Les Liaisons dangereuses et Les Diaboliques au programme, d’après VousNousIls. Trois œuvres littéraires, deux œuvres artistiques. Un périmètre élargi que peu de candidats ont anticipé.

Pourquoi vos fiches actuelles pourraient vous desservir

Camille a recommencé de zéro. « J’avais bâti mes plans sur des explications de texte, raconte-t-elle. Là, on me demande une problématique transversale sur un thème, avec des œuvres que je n’avais même pas ouvertes. »

Le piège est connu des préparateurs. « Les candidats qui s’entraînent sur les annales d’avant 2025 travaillent un exercice qui n’existe plus, alerte Étienne Lacombe, formateur en prépa CAPES à Lyon. Ils risquent de produire un devoir hors-format le jour J. »

Autre subtilité passée sous les radars : le CAPES de lettres classiques intègre une troisième épreuve d’admissibilité, dont une traduction de 5 heures, selon le SNES. Trois épreuves au lieu de deux. Un investissement horaire qui change tout côté révisions.

La seconde épreuve écrite, de 4 heures, se centre sur l’analyse grammaticale et stylistique, indique l’École des Lettres. Deux exercices très différents à maîtriser en parallèle.

Les réflexes à adopter avant qu’il ne soit trop tard

Premier signal envoyé par les jurys : le programme indicatif n’est pas une suggestion. Les correcteurs attendent une connaissance fine des cinq œuvres, et non un saupoudrage de références.

Camille a revu sa méthode. Elle lit désormais une œuvre du programme par mois, fiche en main, et s’entraîne à problématiser autour du thème annuel plutôt que sur un texte isolé. « Ça m’a coûté trois semaines de perdues, mais au moins je travaille la bonne épreuve », confie-t-elle.

Celles et ceux qui envisagent une prépa privée peuvent financer leur préparation avec le CPF, dont les règles évoluent en parallèle. Une option à creuser tôt dans l’année.

Reste un dernier point que peu osent dire à voix haute : les premiers rapports de jury de cette nouvelle mouture ne sortiront qu’après la session 2026. Les candidats de cette année avancent, en quelque sorte, dans le brouillard.

Camille a refermé son classeur. Elle en a ouvert un autre, vierge. Combien d’autres feront ce geste à temps ?

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Stéphane Lavorel

Hello, je m'appelle Stéphane et je suis un vrai Haut Savoyard ! Je m'intéresse à pas mal de sujets dans la vie car je suis très curieux. Dès que j'ai une idée ou une reflexion, j'en profite pour alimenter ce modeste blog qui a vocation à laisser mes écrits sur la toile. Ayant fait de longues études, j'ai toujours aimé rédiger donc c'est avec toute humilité que je vous propose de me suivre sur des sujets qui me passionnent. Parfois je fais collaborer des amis à la rédaction d'articles. Bonne lecture à tous.
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